
Battu pour la première fois dans sa salle par Saint-Laurent-de-la-Plaine, le CBC a commis un faux pas qui pourrait coûter très cher.
CBC : 78 Saint-Laurent : 81
Sans Francisco, l'affaire aurait certainement été différente et le CBC, même à côté de son sujet comme samedi, l'aurait emporté. Oui mais voilà, l'une des deux dernières recrues de Saint-Laurent-de-la-Plaine – avec Ghazi – a marqué de son empreinte sa première rencontre sous ses nouvelles couleurs. Intenable tout au long du match, il a conclu son récital offensif par un ultime tir primé dans la dernière minute. Un shoot à 3 points qui a enterré les derniers espoirs castelroussins.
Il faut bien reconnaître que loin d'être en haut de la colline, la maison bleue et blanche s'est retrouvée dans le brouillard. Alors Francisco s'est levé, Francisco s'est allumé. Castelroussins, où étiez-vous ? C'est bien là le problème : complètement hors du coup, les joueurs du CBC ont trop rapidement jeté les clés de leur réussite habituelle. Blévin, bien pris après un début de partie tonitruant, la formation castelroussine s'est subitement retrouvée sans imagination, sans solution offensive. A l'arrivée : une cascade de tirs forcés et une absence cruelle aux rebonds. Voilà pour le volet offensif du dossier. Du déjà vu, sauf qu'en retour, le CBC présente habituellement une défense rigoureuse capable de compenser ce genre de passage à vide. Samedi, ce ne fut pas le cas. En se crispant peu à peu et en cristallisant leur désarroi d'un soir sur l'arbitrage, Masson et compagnie ont au contraire facilité les choses à leurs adversaires.
« Nous avons très mal joué au basket. Les intérieurs et les extérieurs n'ont pas fait leur travail et défensivement, on était à la rue. Dans ces conditions, nous avons logiquement mangé derrière. La balle, ça doit être la prunelle de nos yeux mais nous n'avons pas su la gérer. On ne mérite donc pas de gagner ce match », analyse Nicolas Maillot. Le coach du CBC est d'ailleurs rejoint dans l'analyse par son capitaine, Yannick Déméautis : « J'ai toujours dit que l'on jouait le samedi comme l'on s'entraînait durant la semaine… Il y a eu une baisse d'intensité vendredi soir. Voilà qui pourrait peut-être expliquer notre contre-performance. On a manqué d'envie et de motivation… C'est un accident. Pour savoir gagner, il faut aussi savoir perdre. Il faut savoir en tirer les leçons. »
Avec deux défaites au compteur (à Pornic 8e de la poule, et contre Saint-Laurent 9e), les Berrichons hypothèquent grandement leurs chances d'accéder à la Nationale 2. « Cela va nous coûter la montée ! », peste Nicolas Maillot. La réaction à chaud est peut-être excessive, mais le CBC, désormais 2e, n'a plus le droit à l'erreur. « Nous avions déjà grillé notre joker à Pornic. Il faudra aller gagner à Rezé lors de la phase retour et attendre des faux pas de nos concurrents directs. On s'attend désormais à une deuxième phase de folie. » Et comme avec le CBC, tout est possible…