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Tourangeau d'origine et ancien joueur du PLLL, Bertrand Masson, blessé, sera tout de même présent sur le banc ce soir pour assister au choc. Le manager et le joueur partagent la même envie : voir le CBC poursuivre sa marche en avant.
Où serez-vous ce soir ? Devant votre écran pour regarder France - Angleterre en rugby ou au gymnase Valère Fourneau ?
« Je suis blessé mais je serai bien à côté de mes coéquipiers, assis sur le banc ! On regardera le rugby après, au foyer du club. »
Pourquoi ne pas avoir décalé votre rencontre pour permettre à vos supporters d'assister aux deux rencontres ?
« C'était compliqué… La fédération aurait quand même dû prendre les devants et décaler tous les matchs. Mais je ne pense pas que cela joue trop. Ce n'est pas le même public. Les amateurs de basket vont venir au match. A Bénévent, la semaine passée, il y avait du monde dans les tribunes. »
Au-delà de cela, le fait de rater ce match doit personnellement vous laisser un petit goût amer ?
« J'ai effectivement joué un an au PLLL, juste avant d'arriver à Châteauroux. J'ai donc un petit regret. Je connais bien le coach, Yann Vaslin, et le coach adjoint, Francis Liegey, puisque j'ai joué en Espoirs Pro B à Tours avec eux. J'étais à l'école avec le meneur, Tony Liegey. Je m'entends bien également avec les dirigeants. Je les ai de temps en temps au téléphone… En plus, je suis Tourangeau. Ma famille est là-bas. C'est mon fief ! C'est donc un rendez-vous particulier, mais le plus important, c'est d'être sur le terrain lorsque l'on ira là-bas. »
Comment jugez-vous votre début de saison ?
« On respecte parfaitement notre tableau de marche. On avait tablé sur trois succès en quatre matchs. On est à trois sur trois ! Ce n'est pas non plus une surprise dans la mesure où Bénévent était vraiment faible. A Blois, on a fait un gros match. Et contre Rezé, sans être super-fort, on a été bons dans l'ensemble face à une équipe d'un niveau un peu en dessous du nôtre. Cette année, on peut s'appuyer sur un groupe de dix joueurs compétitifs. »
C'est vraiment la force du CBC cette saison…
« Nico (Maillot) peut se permettre de changer un joueur sans baisse de niveau. Cela peut faire la différence, notamment face à PLLL… Si on se réfère à notre objectif de départ, le maintien confortable, on est bien. C'est moi qui ai travaillé le plus sur le recrutement. Les joueurs que j'ai fait venir correspondent tout à fait à ce que j'attendais. On avait besoin d'un peu de masse physique : on l'a avec Ulysse Dinga. On voulait de la taille : c'est fait avec Baptiste Le Tarnec. En plus, ce sont de bons mecs et l'amalgame s'est fait rapidement. D'autant que les anciens du groupe sont de plus en plus compétiteurs. »
On peut donc parler ouvertement d'objectif de montée ?
« Je ne sais pas si je peux répondre à cette question… (sourire) On a le potentiel mais en Nationale 3, il n'y a qu'une équipe qui monte. C'est donc aléatoire. Il faut avoir un concours de circonstances favorables. Si l'on perd par exemple chez nous ce week-end, cela peut changer des choses dans la tête des joueurs et dans celles de nos adversaires. »
Et vous personnellement, comment vous sentez-vous ? Comment gérez-vous le fait d'être manager et joueur en même temps ?
« Je le gère bien parce que je n'interviens pas sur l'équipe première… »
Mais vous vous êtes quand même occupé du recrutement !
« Oui effectivement… Mais ce positionnement me va bien. C'est dans la continuité du poste que j'occupais depuis cinq ans. Je supervise l'ensemble des quinze équipes de jeunes du club et les entraîneurs. Je suis là pour faire vivre le projet du club. Concernant l'équipe première, les plus anciens ne sont pas surpris. Les nouveaux se sont peut-être interrogés au départ mais ils se sont rendus compte que je fais la part des choses quand je suis sur le terrain. »
Vous n'avez pas d'autres ambitions à terme ? Devenir coach par exemple ?
« Je ne sais pas… En tout cas, pas avec ce groupe-là parce que j'ai trop d'affinités avec les garçons. Et pour l'instant, même si j'ai un brevet d'état comme Nico, je n'ai pas cette envie. Cela pourrait m'intéresser mais pas dans un avenir proche. »
Propos recueillis par Frédéric LAUNAY