le blog du club de basket de Chateauroux avec son équipe fanion en N3 ainsi que ses 200 licenciés

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14 mars 2008

La montée n'est pas acquise mais le CBC a trouvé son public (11/03/2008)


Le spectacle était autant sur le parquet que dans les gradins de Valère Fourneau, samedi soir, où 500 spectateurs avaient pris place. Un record et un signe majeur pour les dirigeants du CBC.
Debout, près du banc, Julien Dupont entame de larges moulinets de bras. Le public de Valère Fourneau a compris, il suit le tempo et encourage à gorges déployées le CBC qui va finalement se débarrasser de Landouges. Non sans avoir fait souffler le froid sur le parquet le temps d'une piètre première mi-temps. La victoire au rendez-vous. Mais l'essentiel était ailleurs samedi soir. Les basketteurs castelroussins ont en effet mesuré l'impact qu'ils pouvaient avoir sur une population forcément avide d'un spectacle sportif qu'elle ne trouve plus à Gaston-Petit. La veille au soir, ce sont très officiellement 8.710 spectateurs que la Berrichonne a déclarés pour l'affiche Châteauroux-Guingamp. Mais combien étaient-ils vraiment ?
Proportionnellement, le CBC a donc fait fort en accueillant 500 spectateurs. L'entrée à 3 € peut-être… Le paquet cadeau dans lequel l'affiche du jour avait été glissée, aussi. Ce week-end, les dirigeants avaient laissé la main à l'un des partenaires du club, une discothèque, pour apporter au décorum. Eric Auger, le président, ne pouvait pourtant s'empêcher de s'interroger : « Nous avons tenté de faire un test auprès du public au niveau de l'ambiance. On sait qu'il y a des choses à faire sur l'animation des matchs. Ça a fonctionné. Mais si nous faisons ça à chaque fois, où allons nous mettre les spectateurs que l'on invite à venir ? Il n'y avait plus de places. »
Eric Auger :“ A côté de la Ligue 2, il y a autre chose à Châteauroux ”
L'équipe fanion fait donc recette. Surtout lorsqu'elle fait le show sur le terrain. Frisant la correctionnelle avant de renverser la vapeur avec force dunks et shoots primés (95-84). Le soutien d'un public enthousiasmé devient alors inconditionnel.« Quand le public t'encourage, t'accompagne de la sorte, alors oui, j'aime ces matchs » racontait le capitaine Yannick Déméautis dans le calme retrouvé du vestiaire. Son président reconnaissait avoir vu « un match fou, fou, fou. Pour le suspense, c'est bon. Pour les nerfs, ça l'est un peu moins. Je n'ai pas compris pourquoi l'équipe était timorée, en retrait face à Landouges. Et puis il y a eu un déclic. Et ce public… Il y a une âme à Valère Fourneau. Mais pour un match de Coupe de France, nous sommes allés à Mondon et on a rempli aussi, alors ? »
Alors Eric Auger se projette dans l'avenir. Qu'il soit en Nationale 2 ou non. « Le projet club que l'on a engagé, c'est : le CBC est le club de la ville de Châteauroux. Alors j'aimerais que l'on dispose d'une salle à nous. » Le premier dirigeant du club jette même un pavé dans la mare : « Si on ne dépasse pas un palier, on va se scléroser. Que les partenaires comprennent qu'à côté de la Ligue 2 et de la Berrichonne, il y a autre chose à Châteauroux. Le football est sur une tout autre planète en terme d'argent, ne serait-ce pour les droits télé… Les sommes sont tellement importantes qu'on ne m'enlèvera pas de l'idée que, si on retire 50.000 € de subvention des collectivités, ça ne fera ni chaud, ni froid à la Berrichonne. Mais le CBC ne peut pas tout faire tout seul. Aujourd'hui, il nous faut un arbitrage. » Avec 500 personnes qui poussent derrière, le CBC se sent de plus en plus fort. Sera-t-il entendu ?


Nicolas TAVARÈS

Tout simplement bluffant (10/03/2008)


Méconnaissables et tout proches du naufrage en première mi-temps, les Castelroussins ont renversé la vapeur dans le troi- sième quart-temps. Landouges ne s'en est pas remis…
CBC : 95 Landouges : 84
Q u'est-ce qu'on dit à la mi-temps ? Ah ! La grande question… Simplement, on passe une “ savonnade ” comme jamais. Un coup de gueule pour faire comprendre que les gars n'étaient pas à l'écoute ; qu'ils sont hors jeu et qu'il faut qu'ils reviennent au calme. C'est la recette miracle de Nicolas Maillot. Celle qui efface tous les maux d'une première période où Landouges a eu la main, repoussant même le CBC à quatorze longueurs au plus fort de la tempête (27-41, 18e). Quand les Castelroussins oublient leur défense, manquent leurs passes, font preuve d'un incroyable manque de réussite au shoot. Une mi-temps catastrophique, ambiance fin de règne pour une équipe qui s'accroche à la deuxième place en espérant un faux pas de Rezé.
Mais la question n'est alors plus d'actualité. Dans le sillage de Roux et Descubes, Landouges malmène des Castelroussins qui laissent au seul Obouh Fégué le soin de colmater les brèches. Et elles sont nombreuses.« C'est l'enjeu, la peur et surtout Limoges qui a été bon en nous prenant dix rebonds offensifs qui leur offrent une deuxième chance qui explique cette première mi-temps, analyse Yannick Déméautis. Mais même s'ils étaient devant nous, nous étions sereins. Ensuite, on a défendu. Tout simplement… » « En fait, on a mis en place une défense combinée avec une partie en zone et deux joueurs en boîte, ajoute Nicolas Maillot. Ces deux-là n'ont plus respiré. »
Et Landouges a vu revenir son hôte dans le troisième quart-temps, le passage le plus percutant de la tactique castelroussine. Obouh Fégué, d'abord, puis un Déméautis déchaîné – « Quand le public t'encourage, t'accompagne de cette manière, alors oui, en effet, j'aime ce genre de match ! » –, Defoundoux et Lamy aux mains chaudes et même Le Tarnec se jettent alors dans la bataille.
Et au final, les Limougeauds, dépassés, se contenteront d'un sursaut d'orgueil (72-72, 36e) dans la dernière ligne droite où les Castelroussins feront feu de tout bois, donnant à cette sortie un statut particulier. « Le match le plus étonnant, en tout cas le plus contradictoire de la saison, s'autorisera Nicolas Maillot. C'est vrai que les absences nous ont déstabilisées, mais ce soir (samedi), on a progressé humainement et mentalement. »

Quarts-temps : 17-22 ; 15-21 ; 28-12 ; 35-29. Arbitres : Mme Mougin et M. Migeon. Spectateurs : 500. CBC : 19 LF sur 28 tentés. Lamy 9 (2 paniers à 3pts), Le Tarnec 13 (1 panier à 3pts), Masson 6 (2 paniers à 3pts), Dupont 4, Niasse 6, Obouh Fégué 18, Defoundoux 16 (2 paniers à 3pts), Pernoud, Déméautis 23, Grollaud. 24 fautes personnelles, 1 joueur éliminé : Lamy (40e).Limoges : 20 LF sur 30 tentés. Juge 6, Chabasse 3, Descubes 19, Roux 29, Ratsimbazafy 6 (1 panier à 3pts), Meyze 11 (3 paniers à 3pts), Debrosse, Delmond 2, Fabre 6, Gonzales 2. 29 fautes personnelles, aucun joueur éliminé.

Nicolas TAVARÈS
nrco.com

22 février 2008

Le CBC taille patron (18/02/2008)


Après sa récente défaite à Tours, le CBC s'est parfaitement rattrapé face à Pornic, samedi soir. Une victoire nette et sans bavure qui relance l'équipe de l'Indre dans la course au titre.

CBC : 114 Pornic : 82

Le championnat de Nationale 3 apporte chaque week-end son lot de surprises. Samedi soir, elle est venue de Limoges qui s'est largement imposé face au PLLL Tours (88-68). Une défaite tourangelle qui fait les affaires des hommes de Nicolas Maillot qui, de leur côté, ont largement pris la mesure de Pornic. Avec 28 points, le CBC partage ainsi la deuxième place avec Tours, à deux points du leader Rezé qui s'est imposé chez son voisin, Moulin Nantes (81-97). Le CBC est donc relancé dans la course à la montée…
Si les Pornicais ont inscrit presqu'autant de points qu'au match aller – 82 au lieu de 88 – les Castelroussins ont eux quasiment doublé la mise face à l'équipe d'Yves Ehret en passant 114 points aux joueurs du Pays de Retz contre 60 au match aller. Un score sans appel donc (114-82) pour le CBC qui s'est montré particulièrement adroit sur son parquet. Les locaux ont également profité de l'énorme maladresse des joueurs de Loire Atlantique qui s'est notamment illustrée par un contre en solitaire de Milongo dont la tentative de dunk n'a pas fait mouche. Le public de Valère Fourneau n'a pas manqué l'occasion de chambrer…

Sans Obouh Fegue ni Dupont

« C'est une grosse satisfaction, reconnaissait Nicolas Maillot. Ça s'était mal passé là-bas au match aller et nous voulions nous venger des 28 points de retard pris au match aller. » Le coach castelroussin a été plus que comblé puisqu'il a pu miser sur un collectif solidaire. Maillot n'a pas hésité à effectuer de nombreuses rotations et de donner du temps de jeu à des garçons moins souvent titulaires comme Baptiste Letarnec ou Daniel Pernoud. « J'ai pu essayer des choses, c'est intéressant pour la suite », ajoutait le coach.
Seuls points noirs de cette soirée : la blessure de Julien Obouh Fegue et la disqualification de Julien Dupont. Le premier souffre d'une luxation de l'épaule et devra observer trois semaines d'arrêt, alors que le second sera suspendu pour le prochain match à Angers. Deux forfaits qui n'arrangent pas les affaires de Nicolas Maillot, mais ce dernier se montre néanmoins optimiste sur les capacités de son groupe à faire front.

Pierre-Yves ROCHCONGAR
nrco.com

11 février 2008

PLLL TOURS - CBC : 72-70

Le troisième quart-temps raté a été fatal aux Castelroussins

LA RAGE AU VENTRE (10/02/2008)


On pouvait s'y attendre. Ce derby tourangeau-castelroussin a, avant-tout, été un gros match de défense. Ce genre de match durant lequel il faut laisser les paillettes au vestiaire pour enfiler un bon vieux bleu de chauffe. Pour avoir mis trois minutes à le comprendre, les joueurs du CBC étaient déjà renvoyés à leurs études.
Déméautis rapidement à deux fautes, des ballons trop rapidement perdus, une absence coupable au rebond – défensif notamment –, les visiteurs du soir se retrouvaient avec un déficit de cinq points (7-2, 2'30”). Le temps mort demandé par Nicolas Maillot tombait à pic. « Vous restez derrière vos joueurs… Déplacez-vous ! », tonnait « Shaolin » Rajsavong, pourtant si calme à l'habitude.
Et même avec un Obouh Fégué branché sur courant alternatif, ou avec un Dinga parfois limite, le CBC 36 sortait enfin sa vraie défense. Les « chiens » castelroussins étaient lâchés. Profitant d'un petit trou au niveau de l'adresse extérieure et d'un relâchement mental des Tourangeaux, faisant fi de décisions arbitrales parfois étranges, la bande à Maillot recollait (19-16, 10e et 36-30, 20e).
La réaction castelroussine permettait donc de maintenir le suspense, pensait-on… Mais une fois encore, l'entame de période était catastrophique. Et ce nouveau trou d'air faisait mal. Le grand Niakaté régnait sous son panneau, Liégey se régalait à longue distance. Les Tourangeaux déployaient leurs ailes et infligeaient à leurs adversaires un sévère 13-3 (49-33, 27e).
Fini ? Non, car tant qu'il y a de la vie… L'excellente entrée de Grolleau, le néophyte, symbolisait cette hargne. La défense castelroussine plus agressive, JOF retrouvait miraculeusement son adresse et enquillait à trois points (59-51, 30e). Même Blévin se fendait de son tir primé (59-56) !

Lancers francs ratés

Une faute technique contre Déméautis bridait bien cette chevauchée fantastique, d'autant que les lancers francs ratés s'accumulaient. Cependant, la rencontre venait de changer d'âme, grimpant de plusieurs crans dans l'intensité dramatique. Une véritable rencontre de boxe où chaque tir cherchait le KO, venant répondre au précédent. Liégey, puis Laumord dégainaient à trois points (69-62), Rajsavong répondait, Rabbah reprenait la main (72-67 à une minute de la fin).
A quelques secondes de la fin, Obouh Fégué se voyait souffler deux lancers francs par le corps arbitral, au profit de Defoundoux. Un seul trouvait le panier (72-70). Rage de Maillot… Elle se transformait en déception amère lorsque Rajsavong commettait l'ultime mauvais choix de la rencontre à sept secondes du buzzer (72-70).

02 février 2008

Remis en confiance (28/01/2008)


Le CBC s'est promené samedi soir. Tranquille victoire sur la lanterne rouge. Idéal pour oublier la déconvenue rezéenne…

CBC : 110 Bénévent : 67

Ça ne pèsera sans doute pas beaucoup dans la balance au soir des comptes finaux, mais les Castelroussins ont établi un record samedi soir. En passant 110 points à Bénévent, la lanterne rouge, ils ont fait mieux que Rezé (106-86) et Tours (105-70). Mieux, aussi, que Poitiers qui avait signé un étonnant 107-86 sur Landouge lors des matchs aller…
N'allez pourtant pas croire que les Castelroussins ont pris l'adversaire de haut. L'écart final est sans appel, certes, mais jamais le CBC n'est tombé dans l'excès de confiance. Le piège étant pourtant grand et quelques combinaisons ont parfois dangereusement flirté avec la ligne blanche. Mais après avoir bouclé tranquillement un premier quart temps (23-22) où Bénévent fit valoir la hargne du seul German, la troupe s'envola. Au train et dans le sillage des tours de contrôle qu'ont été Blévin, Obouh Fégué et Le Tarnec, titularisé une bonne partie du match…
German rapidement mis hors jeu (24e), les Creusois passèrent ensuite le temps à écoper. Massaux tenait la cadence, soutenu par Lemenier. Mais il y a décidément bien trop de différence entre le dernier du championnat et le reste de la poule. « Nous aurions évidemment préféré prendre une équipe plus difficile, estima Nicolas Maillot au terme du cavalier seul de son équipe. Mais en alignant Manu (Blévin), “ Jof (Obouh Fégué) et Baptiste (Le Tarnec) en même temps, ils étaient bien trop puissants et aériens pour Bénévent. » Pas de suffisance dans le propos du coach, une mauvaise grippe ne le lui permettait pas. Simplement une analyse réaliste de la situation du moment.

Cinq extérieurs
pour terminer
la rencontre


Et puisque le CBC avait mis plusieurs longueurs de distance entre lui et son adversaire, le coach s'autorisa une fantaisie finale : cinq extérieurs sur le parquet pour boucler le match. « Ce soir, je pouvais lâcher la bride, ça ne leur a pas fait de mal. » Les Castelroussins n'ont d'ailleurs pas fanfaronné. Tout au plus ont-ils tenté d'atteindre, en vain, les 120 points synonymes d'un nouveau pari. C'était sans doute la dernière opportunité qu'ils avaient de le faire avant la fin de saison…

Mi-temps : 53-33 (23-22, 30-11, 33-18, 24-16).
Arbitres : MM. Quief et Migeon.
CBC : 22 LF sur 27 tentés.Lamy (8, dont 2 paniers à 3pts), Le Tarnec (14), Rajsavong (5, dont 1 panier à 3pts), Masson (7), Pernoud (6), Niasse (2), Obouh Fégué (30), Defoundoux (7, dont 1 panier à 3pts), Déméautis (7), Blévin (23). 12 fautes personnelles, aucun joueur éliminé.
Bénévent : 1 LF sur 4 tentés.Massaux (12), Decourteix (9, dont 1 panier à 3pts), Mathiaud, German (12), Lavaud (2), Ravasson, Mendouga (4), Lemenier (13, dont 3 paniers à 3pts), Steux (7), Aunaitre (8). 20 fautes personnelles, 2 joueurs éliminés : German (24e) et Steux (40e).


Nicolas TAVARÈS

23 janvier 2008

Pour le champagne les Castelroussins repasseront (22/01/2008)


Pour s'en aller défier Rezé dans le choc
de la journée de championnat, le CBC avait mis les petits plats dans les grands. Récit d'un déplacement qui s'est terminé en queue de poisson.



Nous aurions voulu vous conter par le menu le périple victorieux du CBC à Rezé. Revenir sur cette halte concoctée par Bertrand Masson dans son fief de Langeais, à la mi-journée. Au Pont-Levis, l'hôtesse est accorte et le chinon gouleyant.
Insister, aussi, sur la joie de ces basketteurs redevenus gamins le temps de quelques saltos dans un château gonflable d'une aire d'autoroute sur les hauteurs d'Angers. Mais samedi soir, tout ne s'est pas vraiment passé comme les Castelroussins l'auraient souhaité.
Ce déplacement à Rezé, dans la banlieue nantaise, les basketteurs du CBC en avaient pourtant fait l'un des plus importants jalons de leur saison. Gagner là-bas et c'est la route vers la Nationale 2 qui se dégageait encore un peu. Perdre, c'était se compliquer considérablement la tâche. S'obliger à ne plus laisser filer le moindre point en chemin tout en espérant les faux pas d'adversaires directs. Rezé, évidemment. Mais aussi le PLLL Tours qu'il faudra aller défier dans dix jours. L'occasion était tellement belle, que toute la troupe avait été placée dans un cocon.
Un car flambant neuf, « pains choc' », croissants et cafés offerts par les dirigeants avant le départ. Et les mots d'encouragement du président Auger en prime. « Mettez une p… d'envie dans ce match et faites-vous plaisir ! » Des mots qui tranchaient avec le langage habituellement châtié d'Eric Auger. Le coup était à ce point jouable que Manu Blévin avait emporté une caisse de champagne qui patientait sagement dans la soute. Elle n'en est pas sorti…

Saucisson et bon médoc

La faute à ce passage à vide dans le troisième quart-temps. Et au bout du compte un gros coup de massue sur la caboche. Il a fallu du temps pour que les Castelroussins retrouvent le sourire. D'abord s'acheter un sandwich et une mousse pour faire couler le tout au bar du gymnase – c'est qu'à Rezé, on sait recevoir l'adversaire… –, puis monter dans le car pour un retour long, beaucoup trop long. « Moi, les gars, je me suis occupé de votre confort aujourd'hui » lâchera, un rien dépité, Patrick Oblique, le directeur sportif.
« Je m'étais dit que si on gagnait, on ouvrirait les bouteilles de champagne. Si on perdait, j'avais quand même prévu le saucisson avec un bon médoc. Vous comprendrez que le champagne, les gars, c'est niet ! » La convivialité en guise de consolation.
Manu Blévin et Mayika Defoundoux ne toucheront pas à la «charcutaille». Pour eux, la défaite n'est pas passée. Et le grand Mayika de pester : « On n'est pas prêts. Non, on n'est pas prêts… » De refaire surtout le match de long en large avec Manu pendant que Patrick Oblique tente désespérément de dérider l'assistance en présentant quelques montages « Power point » qui font, en temps normal, un véritable tabac.
Les rires n'étaient pas forcés, mais presque. Et finalement, c'est dans un sommeil sans confort que certains ont préféré se plonger en attendant Châteauroux. Ils auraient tant voulu vivre ces retours animés qui n'appartiennent qu'aux vainqueurs.


Nicolas TAVARÈS

REZÉ - CBC : 90-76

Les Castelroussins chutent en Loire-Atlantique

SUJET A CAUTION (20/01/2008)

De notre envoyé spécial

Il avait pourtant prévenu ses joueurs, Nicolas Maillot : « On est en terrain hostile, ici. En terme d'arbitrage, d'abord… » Une sentence dont on mesura la mesure quarante minutes plus tard. Quarante minutes pendant lesquelles le CBC passa par toutes les couleurs. Mais entre le coup d'envoi et la victoire rezéenne qui efface la défaite de sept points au match aller, il y eut une cascade de fautes, l'élimination de cinq joueurs (dont Masson et Rajsavong) et une énorme faute de la table de marque dans le troisième quart temps, quand les visiteurs menaient encore 56-43.
A ce moment-là, au lieu d'attribuer deux points aux Castelroussins, les officiels les donnèrent tout simplement aux locaux. Le CBC en sortit tout chamboulé, dès lors incapable de réagir sous les coups de boutoirs de Granier et Djurdevic. Rezé pouvait alors rejouer le grand numéro de l'entame de match.
Nicolas Maillot l'avouait encore vendredi : « C'est sur le rythme que nous avions gagné à l'aller… » C'est sur le rythme que les Castelroussins se firent en effet prendre à la gorge. L'entame était rezéenne et les dégâts causés par Djurdjevic firent croire au pire quand le tableau d'affichage indiqua 14-4 au bout de seulement cinq minutes de jeu. Visiblement, le CBC n'avait pas encore digéré son voyage.

Deux points perdus dans la bataille

Maillot ne tarda donc pas à faire tourner son banc pour donner une bouffée d'oxygène à un cinq de départ englué dans la défense locale. L'entrée de Lamy eut l'effet escompté puisque les Castelroussins ramenèrent l'écart à de plus justes proportions (de 20-9 à 20-16, 8e).
La facture du deuxième quart temps fut en revanche toute différente. Jusqu'à un incident opposant Blévin à Zonzon, en fait. Victime d'une charge du Rezéen, Blévin parvint à faire disjoncter son adversaire. Ce qui n'aurait pu être qu'un détail, désarçonna au bout du compte toute la troupe de Pierre Lusseau, déjà peu en réussite aux lancers francs (9 sur 21 !).
La gnac qu'il avait un temps laissé au vestiaire accompagna enfin le CBC et dans les pas d'un Defoundoux à la nonchalance trompeuse, les Castelroussins raflèrent la mise (18-7) pour repasser en tête à la pause. Incroyable retournement de situation qui ne laissait absolument pas présumer de la suite. Avant de perdre deux points dans la bataille, le CBC creusa l'écart que l'on sait. Pour le voir fondre comme neige au soleil dans la dernière ligne droite, à trop vouloir tenter l'impossible. De fautes idiotes en errements coupables, les Castelroussins virent leur dauphin devenir roi. Définitivement ?

13 janvier 2008

CBC – ADA BLOIS : 86-78



Les Castelroussins ont peiné hier soir
VICTOIRE POUSSIVE (13/01/2008)

L'ADA Blois avait beau n'avoir glané que cinq succès depuis le début de saison, dont quatre contre des équipes du fond de la classe, et s'être incliné de vingt points lors du match aller, il n'en posa pas moins de sérieux problèmes au CBC, hier soir, pour ce premier match de la phase retour.
Peinant à se mettre en action, les Castelroussins réalisèrent une première mi-temps poussive. Lamy et Obouh Fégué, mal réglés à trois points, buttèrent tout d'abord sur une zone agressive. Ce que redoutait d'ailleurs Nicolas Maillot avant la rencontre, conscient des lacunes offensives de son équipe. Et Blois de creuser un premier écart par Pipereau et Dedet (0-4), le temps que la machine berrichonne ne se mette en route (14-8).
Mais la maladresse castelroussine, avec des shoots beaucoup trop précipités et un brin d'agacement, laissa la porte ouverte à Blois, qui remporta même le premier quart (19-20), malgré l'absence de son meneur, suspendu.
Dans le deuxième acte, le CBC trouva plus de solutions à l'intérieur, notamment par l'intermédiaire de Dinga (25-20), mais baissa pavillon en défense, laissant Conquet enfiler deux tirs à trois points consécutivement. Ce fut alors un festival de shoots extérieurs qui permit à Blois de reprendre l'avantage (32-34). Et il fallut un contre rageur d'Obouh Fégué suivi d'un panier à l'arraché de Démeautis pour que les Castelroussins ne remettent les pendules à l'heure. Et creusent un léger écart à la pause (44-38). Le minimum syndical.
Le réveil de Blevin, timide jusque-là, et quelques coups bien sentis d'un Démeautis toujours présent au moment opportun donnèrent un avantage conséquent aux Castelroussins (54-44). Un avantage qu'ils dilapidèrent rapidement. Moins présent au rebond, toujours aussi approximatif dans ses offensives et manquant cruellement de rythme, le CBC se fit reprendre. Une fois de plus. Affoyon, Pipereau et Deslandes donnèrent le tournis à des Castelroussins qui conservèrent l'avantage de justesse à l'entame de la dernière ligne droite (59-58).
Un bon coup de gueule de Nicolas Maillot plus tard, ils se mirent définitivement sur la bonne voie (69-61), profitant de la sortie des 2,03 m de Deslandes pour cinq fautes, et en dépit des réactions de Tshefu et Pipereau (69-67, 78-69, 82-74). L'essentiel était fait. Mais que ce fut pénible.


Thierry Roulliaud
sports.chateauroux@nrco.fr

09 janvier 2008

CBC - TJB : 84-89 Les Castelroussins tombent avec les honneurs



IL LEUR A MANQUÉ SI PEU (06/01/2008)

Nul n'est prophète en son pays. Le CBC le sait bien. On comprend mieux ses réticences à recevoir un pensionnaire de Nationale 2 sur le parquet du gymnase Mondon plutôt que dans son antre de Valère Fourneau où chacun a ses repères. Les joueurs, bien sûr, mais aussi le public.
Pas simple donc, pour les Castelroussins de contenir des Tourangeaux qui avaient déjà effacé leur handicap de sept points après trois minutes. Trois minutes passées à verrouiller le jeu pour empêcher toute velléité adverse et à laisser parler la puissance de Dobekreo

Pourtant, tout au long de cette première période, le CBC ne céda jamais. Certes, Obouh Fégué ou Blévin mirent du temps à trouver la bonne carburation. Mais comme à son habitude, Déméautis les aida à retrouver le bon chemin. Ça ne régla pas le problème Dobekreo, trop souvent oublié dans la raquette, mais ça laissa les Castelroussins dans le sillage immédiat de visiteurs parfois un peu trop arrogants. Berquier, trop présomptueux sur une passe en aveugle, ou Cravenaud qui piégea Niasse en offrant un plongeon de toute beauté, ne diront pas le contraire. Sauf qu'à cette trop grande facilité, le CBC opposa une abnégation qui le fit revenir à 49-47 (19e) avant de relâcher la bride pour avoir trop voulu jouer sur le même registre।

Recadrés par Nicolas Maillot à la pause, les Castelroussins revinrent alors plus entreprenants. Au point de reprendre la main avec Le Tarnec (56-54, 26e) dans un troisième quart temps où l'on vit, un temps, le TJB en perdition. Jusqu'à ce que la troupe de Cortabitarte ne retrouve quelques automatismes et un rythme trop soutenu pour le CBC। A 63-67 à l'entame du dernier sprint, tout restait pourtant possible.

Le TJB crut faire la différence assez rapidement en profitant de la naïveté des locaux. Tschamber leur donna le tournis avant que Defoundoux puis Blévin n'y mettent le hola de belle façon (73-75, 36e). Un rien séparant le fond de classe de N2 de la tête de N3, le CBC se prit alors à rêver, bien aidé en cela par un panier primé de Rajsavong (82-85, 39e)।
Mais pour un rien, deux lancer francs manqués peut-être, le CBC se prit finalement les pieds dans le tapis। Au plus grand soulagement de Kasperzec qui entérina la décision sur un trois points meurtrier…

09 décembre 2007

CBC - SAINT-MACAIRE : 105-84 Les Castelroussins l'emportent sans forcer leur talent


HAPPY BIRTHDAY NIASSE (09/12/2007)

Toujours se méfier des plus petits que soi. C'est ce qu'auront sans doute retenu les Castelroussins au terme de leur désastreux premier quart-temps joué, hier soir, face à Saint-Macaire.
Peut-être trop rapidement mis en confiance en découvrant que les visiteurs, avant-derniers, ne s'étaient déplacés qu'à sept, le CBC a manqué son entame tandis que la formation du Maine-et-Loire enquillait les paniers primés (5) avec une insolente réussite. De quoi bousculer les plans de Nicolas Maillot qui s'employait, dès lors, à faire tourner son effectif pour tenter de trouver la bonne solution et revenir dans la course alors que l'écart était déjà conséquent pour Saint-Macaire (15-24, 7e).
Mission accomplie en fin de quart-temps sur un « 3 points » de Lamy (26-26) et grâce à la belle prestation de Dupont, le seul, à ce moment-là, à tirer la troupe vers le haut.
Le deuxième quart-temps ne montrait pas vraiment d'amélioration. Durand et Charruaud ajoutaient d'ailleurs leurs shoots longue distance dans la corbeille pour maintenir l'hôte sous pression. Dans la raquette, N'Guisanet jouait le poison sans trouver de véritable résistance. Mais le CBC reprenait toutefois la main. Coup de chapeau à Pernoud que l'on n'avait pas encore vu à pareille fête (3 tirs primés dans le quart-temps) et nouvelle mention à Dupont.

Le 101e point à Lamy

Pour autant, dans les rangs castelroussins, nul ne semblait perturbé outre mesure. Signe annonciateur d'une deuxième mi-temps plus en rapport avec les prétentions du club ? Il y a un peu de ça.
Car l'entame du troisième quart-temps montrait des visiteurs émoussés. On discernait bien quelques soubresauts, mais le physique n'y était plus. La réussite dans les missiles lointains non plus. Et puisque Niasse fêtait ses 18 ans hier soir, c'est tous les copains qui le mettaient sur orbite pour qu'il aille déposer la cerise sur son gâteau. Un véritable show qui laissait Saint-Macaire sans voix avec ses huit points inscrits (90-59, 30e).
Ne restait plus qu'à dérouler dans le sprint final. Un piètre quart-temps, en fait, où l'on ne retiendra que le cap des 100 points franchi grâce à Lamy.

26 novembre 2007

Remise en question attendue (26/11/2007)


Battu pour la première fois dans sa salle par Saint-Laurent-de-la-Plaine, le CBC a commis un faux pas qui pourrait coûter très cher.

CBC : 78 Saint-Laurent : 81

Sans Francisco, l'affaire aurait certainement été différente et le CBC, même à côté de son sujet comme samedi, l'aurait emporté. Oui mais voilà, l'une des deux dernières recrues de Saint-Laurent-de-la-Plaine – avec Ghazi – a marqué de son empreinte sa première rencontre sous ses nouvelles couleurs. Intenable tout au long du match, il a conclu son récital offensif par un ultime tir primé dans la dernière minute. Un shoot à 3 points qui a enterré les derniers espoirs castelroussins.
Il faut bien reconnaître que loin d'être en haut de la colline, la maison bleue et blanche s'est retrouvée dans le brouillard. Alors Francisco s'est levé, Francisco s'est allumé. Castelroussins, où étiez-vous ? C'est bien là le problème : complètement hors du coup, les joueurs du CBC ont trop rapidement jeté les clés de leur réussite habituelle. Blévin, bien pris après un début de partie tonitruant, la formation castelroussine s'est subitement retrouvée sans imagination, sans solution offensive. A l'arrivée : une cascade de tirs forcés et une absence cruelle aux rebonds. Voilà pour le volet offensif du dossier. Du déjà vu, sauf qu'en retour, le CBC présente habituellement une défense rigoureuse capable de compenser ce genre de passage à vide. Samedi, ce ne fut pas le cas. En se crispant peu à peu et en cristallisant leur désarroi d'un soir sur l'arbitrage, Masson et compagnie ont au contraire facilité les choses à leurs adversaires.
« Nous avons très mal joué au basket. Les intérieurs et les extérieurs n'ont pas fait leur travail et défensivement, on était à la rue. Dans ces conditions, nous avons logiquement mangé derrière. La balle, ça doit être la prunelle de nos yeux mais nous n'avons pas su la gérer. On ne mérite donc pas de gagner ce match », analyse Nicolas Maillot. Le coach du CBC est d'ailleurs rejoint dans l'analyse par son capitaine, Yannick Déméautis : « J'ai toujours dit que l'on jouait le samedi comme l'on s'entraînait durant la semaine… Il y a eu une baisse d'intensité vendredi soir. Voilà qui pourrait peut-être expliquer notre contre-performance. On a manqué d'envie et de motivation… C'est un accident. Pour savoir gagner, il faut aussi savoir perdre. Il faut savoir en tirer les leçons. »
Avec deux défaites au compteur (à Pornic 8e de la poule, et contre Saint-Laurent 9e), les Berrichons hypothèquent grandement leurs chances d'accéder à la Nationale 2. « Cela va nous coûter la montée ! », peste Nicolas Maillot. La réaction à chaud est peut-être excessive, mais le CBC, désormais 2e, n'a plus le droit à l'erreur. « Nous avions déjà grillé notre joker à Pornic. Il faudra aller gagner à Rezé lors de la phase retour et attendre des faux pas de nos concurrents directs. On s'attend désormais à une deuxième phase de folie. » Et comme avec le CBC, tout est possible…

Frédéric LAUNAY

09 novembre 2007

Le CBC est sorti grandi d'une semaine un peu agitée (06/11/2007)


La zone de turbulences traversée, le leader de Nationale 3 part à l'assaut de la montée avec un nouvel esprit de groupe.

I
l y a deux manières d'atteindre un objectif. L'une poussera à foncer tête baissée, sûr de soi, parfois bien trop. L'autre voie sera pavée d'humilité et d'abnégation. Elle impliquera de ne jamais se prendre pour ce qu'on n'est pas. Depuis samedi dernier et la victoire acquise par le CBC à Landouge/Limoges, le doute n'est plus permis. C'est cette dernière option que les Castelroussins ont choisie.
Quinze jours après avoir bu le bouillon à Pornic. Une semaine après que quelques langues se sont déliées en externe, au risque de gripper la belle mécanique. Cible des critiques, Nicolas Maillot, jugé coupable de faire jouer la concurrence. Une nouveauté au CBC :
« Jamais encore je n'avais vécu ça. Mais toutes ces histoires, finalement, c'est ce qui fait le métier d'entraîneur », glisse l'intéressé. Le coach confirme toutefois ne pas avoir goûté la plaisanterie, mais les explications de texte en interne et les séances de travail sous les lambris de Valère Fourneau ont eu des effets inattendus. L'équipe pouvait voler en éclat ; tout du moins prêter le flanc à la scission. La victoire sur Landouge restera comme la meilleure des réponses. « Ce qu'il en ressort ? C'est que Nicolas a le capitaine derrière lui !, lance Yannick Déméautis. Cette victoire s'est construite durant la semaine. C'est vrai qu'avant, il n'y avait pas de concurrence. Il n'y avait donc pas de marge de progression. L'arrivée d'Ulysse (Dinga) et Manu (Blévin) a durci le jeu intérieur et c'est pour cela qu'on progresse convenablement. Maintenant, la seule inquiétude que j'ai, c'est sur l'intégration de certains joueurs. Mais ça, c'est de ma responsabilité de capitaine… » Alors Yannick Déméautis, qui prend son rôle très à cœur, va finir le travail.

On ne parle pas encore d'introspection mais le CBC a traversé une semaine de petites turbulences en démontrant qu'il avait du corps. Que le président Auger ne s'inquiète pas, même si quelques éléments ont dû mal à se faire à l'idée d'aller cirer le banc, le groupe vit. Il vit même très bien.
« Je suis fier de cette équipe, d'en faire partie. Je suis fier de moi, aussi, consentait Nicolas Maillot dans le calme d'un vestiaire limougeaud. Je ne sais pas si le groupe s'est ressoudé autour de moi, ce que je sais, en revanche, c'est que j'ai retrouvé l'équipe du début de saison dernière. C'est ce qui me fait le plus plaisir. » « Au niveau du comportement, on a vu celui d'une équipe qui joue la montée, concède pour sa part Patrick Oblique, le directeur sportif. A trois minutes de la fin du match, Nico (Maillot) a sorti deux joueurs majeurs. Ceux qui sont rentrés ont fait la différence. Alors oui, on a véritablement un banc de luxe. Et ce qui s'est passé le week-end précédent, ces critiques à l'égard du coach, va finalement donner un nouvel élan. Ce qui a été écrit dans la presse a déclenché des choses dans les têtes. »

Yannick Déméautis :
“ Pour le moment
le seul objectif
c'est le maintien ! ”


Pas question de s'enflammer pour autant. Si Nicolas Maillot ou Patrick Oblique ne font plus secret des ambitions d'accession en Nationale 2, il y a toujours un Déméautis pour tempérer le propos :
« Ça peut faire sourire, mais notre premier objectif, c'est le maintien. Ce n'est qu'en décembre que l'on pourra revoir ça. On aura alors rencontré tout le monde. Il faut bien se dire que nous ne sommes pas à l'abri d'un revers face à des équipes qu'on ne connaît pas. » D'ici la trêve, Blévin aura peut-être même cristallisé sur lui les défenses adverses comme ce fut le cas samedi soir. « Ils étaient pendus à son bras tout le match, pestait le directeur sportif. Mais ça a libéré tout autour de lui. » Et c'est bien le groupe dans son ensemble qui est allé décrocher la lune à Landouge. Avec la manière. Elle devrait générer un bel engouement pour ce CBC-là. A vérifier, samedi soir, avec la venue de Nantes.

Nicolas TAVARÈS

Pris par le bon bout (05/11/2007)


Bien que longtemps accroché par les Limou-
geauds, le CBC a rendu une copie exemplaire samedi soir. Du genre de celles qui soudent un groupe.


De notre envoyé spécial

Landouge/Limoges : 84 CBC : 94

C'est souvent sur de petits détails que l'on peut juger la valeur d'une victoire. Quand, après une dizaine de secondes dans la partie, Déméautis a mis Obouh Fégué sur orbite pour un haley-hoop qui ouvrait la marque, l'incrédulité a gagné les tribunes limougeaudes. A 9-0 (2e), quelques joueurs locaux, les bras ballants de dépit, se sont tournés vers Yoann Laigneau, leur coach, comme pour implorer de l'aide. Au moins une explication…
Samedi soir, le CBC se savait attendu de pied ferme par Landouge, invaincu dans son antre depuis plus d'un an et demi. Mais puisque la meilleure défense – et Dieu sait que les Castelroussins en firent bonne usage dans le premier quart temps – est toujours l'attaque, c'est le couteau entre les dents qu'ils se sont rué sur l'adversaire. « Le positif, ce soir, ça a vraiment été cette entame de match, soulignera plus tard Yannick Déméautis, le capitaine. On a de suite mis les pendules à l'heure parce qu'on a été bons, concentrés. »
Par la suite, Landouge et son maître à jouer, le redoutable Chabasse se remettaient en ligne et s'accordaient pour faire passer un très mauvais quart d'heure à Blévin. Il n'a pas été épargné, samedi, le grand Manu. Bien plus tard, dans la nuit castelroussine, il s'amusera d'ailleurs à compter les bleus, stigmates du marquage limousin.
Guère en réussite sur ses lancers francs, Blévin a toutefois terminé la soirée avec 27 points dans l'escarcelle et la satisfaction du devoir accompli. Car les Limougeauds passèrent beaucoup de temps à se focaliser sur l'intérieur du CBC. « Il s'est fait sécher, mais quand Landouge a vu que nous avions d'autres joueurs capables de scorer, il était trop tard » rigolait Nicolas Maillot.
Sur leur parquet, les Limousins n'auront fait que courir après le score. Plutôt bien, d'ailleurs. Faute d'éléments de grande taille, ils ont – c'était prévu – allié adresse aux tirs à mi-distance et de loin et courses effrénées. Une débauche d'efforts qui leur permit de rafler les deuxième et quatrième quart temps. Qui fit même craindre le pire pour un CBC arc-bouté sur ses positions. « Mais lorsque nous avons changé notre défense, en deuxième mi-temps, je n'ai plus eu aucun doute » martelait Maillot, fier de la prestation de sa troupe.

Focalisé sur Blévin
Landouge tombe
dans le piège


Il faut dire que quelques accélérations meurtrières de Rajsavong et Obouh Fégué, à l'unisson d'un Lamy vicieux à souhait pour venir titiller Chabasse, ont fait beaucoup pour ce succès. Et la sérénité affichée dans les derniers instants par Déméautis n'a fait qu'ajouter à la copie.
Samedi, c'est du très grand CBC qui s'est livré sans compter. Un CBC qui affirme définitivement ses ambitions.

Nicolas TAVARÈS

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04 novembre 2007

LANDOUGE - CBC : 84-94 Grosse prestation castelroussine en terre limougeaude


UNE ENTAME DU TONNERRE (04/11/2007)

Il y a des matchs dont on ne mesure pas le poids. Celui qui occupait les Castelroussins, hier soir, figurait dans la catégorie des lourds. Parce que Landouge naviguait au quatrième rang avant le coup d'envoi. Parce que, surtout, aller chercher les points de la victoire là-bas s'apparenterait à une très bonne opération pour un prétendant à la montée.

Installé au milieu d'un groupe de supporters qui n'en finit plus de grossir dans les proches déplacements du CBC, Patrick Oblique répétait à l'envi, scrutant les locaux : « Ils m'inquiètent, ils m'inquiètent… » Landouge n'affichait pas de hauts gabarits, c'est vrai. Mais la jeunesse de ce groupe limougeaud laissait penser que Châteauroux vivrait une chaude soirée.

N'était la mise en route difficile de Blévin, le CBC prenait littéralement les locaux à la gorge. Une défense impressionnante sonnait le tocsin limougeaud dès le premier quart-temps. Un Castelroussin se loupait, il se rattrapait aussitôt pour repartir à l'assaut. L'entame parfaite, de l'envie et un 25-11 qui déconcertait Landouge.

Les Limougeauds se reprenaient par la suite – « C'est impossible de tenir ce rythme tout le temps » justifiera Nicolas Maillot –, livrant sous l'impulsion de Chabasse plus que de la résistance pour s'offrir la deuxième levée (22-16). Un quart temps durant lequel Patrice Lamy prenait une intentionnelle pour le moins discutable. Déstabilisant, forcément.

Dans un même élan, Rajsavong et Obouh Fégué allaient donc relancer l'allure. Certes par à-coups, mais trois interceptions consécutives permettaient au CBC de durcir suffisamment le ton pour reprendre la main dans le troisième quart-temps (23-28). Juste histoire de s'assurer une avance plus conséquente sur une formation qui ne lâchait décidément rien. Il faut dire que Landouge n'avait plus perdu sur son parquet depuis plus d'un an et demi.

Le sprint final serait donc terrible, d'autant que pour remonter au score, Delmond ne tentait plus que des paniers primés (73-78, 37e). Un temps de flottement berrichon laissait planer un doute sur les têtes visiteuses, mais c'est bien le CBC qui avait le dernier mot sur un lancer franc de Déméautis. « C'est une belle victoire collective qui s'est bien préparée cette semaine » concluait le capitaine courage.

Nicolas Tavarès
sports.chateauroux@nrco.fr

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29 octobre 2007

CBC - ANGERS : 100-77

Sans opposition, Châteauroux se relance

CENT LA MANIÈRE (28/10/2007)


Tenter de faire oublier la grosse claque reçue la semaine passée à Pornic. C'était l'objectif des Castelroussins hier soir face à Angers. Alors, les hommes de Nicolas Maillot débutaient la partie toute en application. Presque scolaires. Trop même car si Defoundoux allumait à l'extérieur, la copie du CBC manquait encore de rythme.
Tant et si bien que les Angevins, condamnés à shooter de loin compte tenu de leur déficit de taille, restaient dans le coup. Notamment grâce à l'adresse à trois points de Meignan et Hervy (8-9, 3e ; 17-14, 6e).
« Ce n'est pas normal ! On doit être plus agressif », tonnait Defoundoux. Alors que son coach réclamait en écho que « le ballon brûle les doigts ». Histoire de le faire circuler un peu plus vite et d'avoir enfin plus d'intensité. La rentrée du bondissant Niasse permettait enfin de compenser ce manque. Monté sur ressort, l'ailier castelroussin faisait fructifier deux interceptions de Rajsavong et Blévin (25-14, 10e).
L'écart était déjà creusé. Tranquillement, sans forcer. Cette sérénité du moment permettait à Manu Blévin, le nouveau de la bande castelroussine, de prendre ses marques et de tenter de faire parler sa grande taille dans la raquette.
Solidement installés aux avant-postes, les joueurs du CBC pouvaient même dérouler, se permettant quelques « fantaisies » défensives ou techniques. Pas terrible pour le spectacle, mais finalement pas très inquiétant au niveau du tableau d'affichage puisque les Angevins restaient à une dizaine d'encablures de leur adversaire. Et même la sortie momentanée d'un Julien Obouh Fégué rapidement à trois fautes ne pénalisait pas beaucoup les Berrichons.
La suite ? La fin de la balade castelroussine, ponctuée par un arbitrage parfois étrange et surtout par deux superbes haley-hoop signés Obouh Fégué.
La barre des cent points atteinte au buzzer (100-77)… De façon évidente, il y avait sur le papier plusieurs classes d'écart entre les deux formations. Les Castelroussins se contentant de quelques éclairs hier soir, on n'a finalement fait que le deviner. Suffisant toutefois pour leur permettre de repartir de l'avant.

Frédéric Launay
sports.chateauroux@nrco.fr

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23 octobre 2007

Le CBC descend de son nuage (22/10/2007)



Invaincus en quatre rencontres, les Castelroussins ont lourdement chuté, samedi, à Pornic. Ils sont rejoints en tête par Rezé.


Pornic : 88 CBC : 60

L'air salin de la côte Atlantique était semble-t-il un peu fort pour les Castelroussins, samedi soir à Pornic. Après quatre victoires consécutives, les joueurs de Nicolas Maillot ont quitté la région des marais salants avec une addition un peu salée.
Les deux équipes se livrent à une bonne entame de match, s'observant mutuellement (14-14, 4e). La formation castelroussine souffre sur des contre-attaques de Peucat et Brement, donnant l'avantage à Pornic. Rajsavong, Le Tarnec et Démeautis leur répondent, mais les maritimes remportent le premier acte (24-19). Dinga (5), Déméautis (2) et Lamy (un panier à 3 points) tentent de réduire l'écart mais les Pornicais engrangent panier après panier. Tout leur réussit (22-11).
Le mal est fait. Avec seize points de retard à la mi-temps, la victoire s'éloigne. D'autant que Châteauroux ne parvient pas à canaliser Peucat qui enfile les points pour son équipe (53-33, 28e). La défense berrichonne sombre, laissant de larges boulevards aux ailiers pornicais, Peucat et Wabo (61-39). Dupont et Defoundoux donnent la réplique mais leurs adversaires jouent un ton au-dessus et enfoncent le clou, remportant le troisième quart-temps.
Dans le dernier acte, l'entraîneur pornicais fait tourner son équipe, laissant les ténors sur le banc. Dupont en profite pour marquer des points (9) accompagné par Defoundoux (4) et Le Tarnec (4). Le jeu semble revenir chez les Castelroussins, qui s'imposent dans ce dernier acte. Mais il était trop tard.
Après quatre matchs et autant de victoires, cette première défaite devrait permettre aux joueurs du CBC de revenir sur terre. Nicolas Maillot était un peu dépité à l'issue du match, mais restait réaliste : « On a fait un bon match mais ce qui nous a manqué ce soir, c'est l'envie de jouer au basket. J'ai joué quinze minutes avec mon cinq majeur sur le banc parce que, quand tu n'es pas motivé, tu ne joues pas. Pornic était trente fois plus motivé que nous et nous, on est venu la fleur au fusil. J'espère que ça servira de leçon pour l'avenir. »

Quart-temps : 24-19, 22-11, 25-11, 17-19.
Pornic : Peucat (30), Brement (13), Wabo Kouam (12), Milongo (11), Tamic (2), Denis (9), Gandon (8), Le Gac (3).
Châteauroux : Dupont (14), Defoundoux (10), Le Tarnec (9), Niasse (6), Déméautis (6), Dinga (5), Rajsavong (4), Lamy (3), Obouh Fégué (3).


nrco.com

15 octobre 2007

COUPEURS D'AILES (14/10/2007)




CBC - PLL TOURS : 69-65 Les Castelroussins ont réalisé un gros match défensif


A
près avoir montré qu'il savait voyager chez les petits, le CBC devait poursuivre son sans-faute face aux gros de la poule à domicile. Rezé passé à la moulinette à Valère Fourneau il y a quinze jours, le challenge gagnait en intensité face aux monstres physiques du PLLL Tours.
Et le combat acharné que l'on pressentait se confirmait dès les premières secondes : ballon gagné par les visiteurs du soir sur l'engagement et Obouh Fégué qui surgit pour claquer un premier contre autoritaire. Le ton était donné, la parole était à la défense. Et à ce petit jeu-là, les Castelroussins s'en tiraient plutôt pas mal dans les premières minutes. Ils étouffaient d'abord Rabbah.
Certes, en optant pour le jeu rapide, la bande à Maillot laissait quelques ballons en route et voyait son écart plafonner (8-4, 4e). Mais l'envie était intéressante (16-15, 10e).
C'est le moment que choisissaient Laumont et N'Diaye pour prendre peu à peu l'ascendant dans la raquette. Pris à son propre jeu, le CBC subissait et confondait alors vitesse et précipitation (22-27). Obouh Fégué, mieux pris et donc moins efficace dans ce second quart temps (10 points après 10', 14 à la pause), ne pouvait ramener les siens. Mais cette saison, le CBC a d'autres ressources, collectives. Le retour de Dinga sur le parquet permettait de resserrer au rebond (31-30, 20e).


La seconde période débutait sur le même scénario, avec une grosse défense de la formation indrienne. Niasse apportait son dynamisme, et Defoundoux permettait de creuser un écart un peu plus intéressant (46-35, 28e B!; 53-45, 30e).
Sans être une assurance tous risques, ce petit matelas de points permettait de voir venir. Malgré tout, des pertes de balle stupides et le bras qui tremble jouaient un mauvais tour aux Castelroussins. Rabbah en profitait en contre (65-62, 38e). Obouh Fégué, toujours lui, et surtout Déméautis, s'arrachaient pour arracher ce quatrième succès consécutif (67-62). Le tir primé de Liegey donnait un petit espoir au PLLL. Mais Rajsavong ne tremblait pas aux lancers francs (69-65).

Frédéric Launay
sports.chateauroux@nrco.fr
© la nouvelle république

09 octobre 2007

Le CBC taille patron (08/10/2007)

La lanterne rouge bénéventine a tenté de résister. Mais les Castelroussins ont parfaitement géré le coup. A une semaine de la venue du PLLL Tours, les voilà leaders.

De notre envoyé spécial

Bénévent : 71 CBC : 92

Il faut toujours se méfier d'un plus petit que soi. Malgré les avertissements de Nicolas Maillot, les Castelroussins ont découvert qu'une lanterne rouge pouvait avancer de solides arguments. Certes, samedi soir, Bénévent a pris vingt points dans la musette, mais non sans avoir offert une belle résistance.
Du cœur à l'ouvrage, les Creusois en ont donc mis. Mais au terme du premier quart temps, sans qu'il ait véritablement impressionné, le CBC naviguait avec une dizaine de longueurs d'avance. Un écart qui masquait un manque de finition évident traduit par l'absence de réussite d'Obouh Fégué sous le panier. Dans le second quart temps, les Bénéventins en profitaient donc pour hausser le ton sous l'impulsion de Bujon, très incisif. « Super-séquence, les gars ! » lâchait Franck De Teule lors d'un temps mort. Mais trois minutes plus tard, le même coach creusois s'emportait : « On ne fait plus rien, on ne renverse plus le jeu… »
L'Amicale laïque raflait bien la mise (23-20), mais un ressort venait de casser. Et en parfaits gestionnaires – bien remis en selle par un énorme Déméautis et un Masson serein jusqu'à sa blessure – les Castelroussins coulaient le petit Poucet du championnat. Defoundoux et Niasse sonnaient l'hallali en dépit d'un sursaut d'orgueil bénéventin (35e) à l'origine de Massaux et Lavaud. Le dernier souffle limousin, en fait. Car dans la foulée, Bénévent perdaient le même Massaux et Niveau, chacun cinq fautes. L'issue était inéluctable et le CBC profitait de ce troisième succès en autant de match pour s'emparer seul de la première place.

Mi-temps : 37-45 (14-25, 23-20, 12-30, 22-17).
Arbitres : MM. Moreau et Talineau.
Environ 80 spectateurs.
Bénévent : 16 LF réussis. Massaux (9 dont 1 panier à 3 pts), Niveau, Mathiaud (6), German (15), Lavaud (13 dont 1 panier à 3 pts), Steux (5 dont 1 panier à 3pts), Lemenier (10 dont 1 panier à 3 pts), Bujon (13 dont 1 panier à 3 pts). 21 fautes personnelles, deux joueurs éliminés : Massaux (35e) et Niveau (35e).
Châteauroux : 16 LF réussis. Lamy (7 dont 1 panier à 3 pts), Le Tarnec (4), Pernoud (2), Masson (10 dont 2 paniers à 3 pts), Dupont (8), Niasse (10 dont 2 paniers à 3 pts), Obouh Fégué (8), Defoundoux (12 dont 1 panier à 3 pts), Dinga (10), Déméautis (21). 20 fautes personnelles, aucun joueur éliminé.

Nicolas TAVARÈS

© la nouvelle republique

@ nrco.com

24 septembre 2007

Le CBC empoche le derby (24/09/2007)


Les joueurs de Nicolas Maillot comptaient déjà 18 points d'avance après un quart d'heure de jeu. Ils ont ensuite contrôlé leurs adver- saires sans jamais s'affoler.

ADA Blois : 58 Châteauroux BC : 78

Un match de basket peut se perdre en à peine six minutes. Les réservistes blésois, qui faisaient leurs grands débuts en Nationale 3, samedi après-midi, viennent d'en faire l'expérience. Entre la fin du premier quart temps (13-15, 8e) et le début du deuxième (13-31, 14e), ils ont encaissé un 16-0 dont ils ne se sont jamais remis.
Ce méchant passage à vide peut laisser quelques regrets aux joueurs de Fabrice Bonamy. Mais ces derniers avaient-ils vraiment les moyens de rivaliser avec leurs adversaires, ce week-end ? « Châteauroux fait partie des grosses cylindrées de la poule, répond le coach de l'ADA. Quant à nous, nous sommes en phase d'apprentissage. Physiquement, nous ne sommes pas prêts. Collectivement non plus. Nous avons fait de très mauvais choix dans les moments importants de la rencontre. »
Ce derby régional, les Loir-et-Chériens l'ont pourtant plutôt bien débuté. En s'appuyant sur deux de leurs joueurs majeurs, en l'occurrence Christophe Deslandes et Mathieu Cizeau. Malgré ses 40 printemps, le premier cité a toujours sa place sous les pann
eaux. Quant au second, de presque 20 ans son benjamin, son adresse à longue distance n'est plus à vanter. Samedi, il a inscrit cinq paniers à 3 points avec la N3… et un sixième, un peu plus tard dans la soirée, avec la N1.
“ Physiquement
nous ne sommes
pas prêts ”


Les Blésois sont aussi capables de hausser le ton en défense et c'est en prenant leurs adversaires à la gorge qu'ils ont refait une partie de leur retard avant la pause (28-35, 18e). Mais les Castelroussins ont rapidement trouvé la parade. En fait, ils ont toujours donné l'impression d'avoir la main sur le match et de pouvoir creuser l'écart quand bon leur semblait. Nicolas Maillot a dû apprécier l'efficacité de Dinga dans la raquette et la générosité de Julien Obouh-Fegue (33 points au total pour ces deux joueurs). Mais les visiteurs ont surtout joué en équipe, avec autant de sérénité que d'efficacité (51-66, 34e).
Samedi prochain, ils affronteront une équipe de Rezé qui vient de s'imposer face à Saint-Laurent-la-Plaine (77-64). Quant aux Blésois, ils iront affronter Limoges-Landouge.

Quarts-temps : 13-23, 20-16 (33-39), 15-22 (48-61), 10-17 (58-78).
Arbitres : Mlle Mougin et M. Madelage. Spectateurs : 100.
ADA Blois : Chollet 4, Deslandes 9, Tshefu 6, Pipereau 5, Cizeau 21, puis Conquet 0, B. Affoyon 3, Dedet 2, J.-C. Affoyon 8, Atepou 0.
Châteauroux BC : Rajsavong 8, Le Tarnec 5, Defoundoux 10, Masson 8, Demeautis 7, puis Lamy 5, Mazur 0, Dinga 17, Niasse 2, Obouh-Fegue 16. Faute technique : Le Tarnec (29e).


Olivier ALLÈGRE
© nrco.com

23 septembre 2007

BLOIS - CBC : 58-72 Le CBC a dominé le premier derby de la saison


Christophe Deslandes qui inscrit le premier panier de la réserve blésoise en N3, c'était pourtant tout un symbole. Car les championnats nationaux, le grand « Ded » les a longtemps fréquentés, que ce soit avec l'ADA ou sous les couleurs de l'Entente Châteauroux. Le voilà donc de retour et, ma foi, notre quadra a encore de beaux restes. Les intérieurs berrichons ont pu le constater, samedi après-midi, au moins en début de match.
Mais le CBC a aussi des arguments à faire valoir. Son collectif, sa vivacité quand le besoin s'en fait sentir, mais surtout sa sérénité. Un coup d'accélérateur en fin de premier quart temps et il n'y a plus qu'une équipe sur le parquet. Celle de Nicolas Maillot. Dinga prend le pouvoir dans la raquette, la fougue d'Obouh Fegue fait le reste : l'ADA encaisse un sévère 16-0 en moins de six minutes (13-31, 20e).
Fabrice Bonamy, le coach loir-et-chérien, ne cède pourtant pas à la panique. Quelques rotations et surtout de nouvelles options défensives permettent à ses joueurs de sortir la tête de l'eau. Pipereau amène son expérience, Cizeau son adresse (4 shoots à 3 points en 20 minutes) et l'écart se réduit avant la pause (33-39). Tout paraît encore jouable.
Ce premier match de la saison, ce premier derby, les Blésois ont envie de le gagner. Appuyés sur leur défense de zone, ils tentent encore d'accélérer le jeu, de mettre de la variété dans leurs séquences offensives. Peine perdue, leurs adversaires évoluent un ton au-dessus. Dès que l'ADA se rapproche au tableau d'affichage, il suffit aux Berrichons de s'appuyer sur la qualité de leur jeu collectif pour reprendre leurs distances (48-66, 33e). Et ils ne s'en privent pas. Si Le Tarnec écope d'une faute technique pour avoir râlé de façon un peu trop virulente, le CBC pose son jeu en toute tranquillité.
Sans même donner l'impression de forcer leur talent, les Castelroussins relèguent bientôt leurs rivaux à 21 longueurs (56-77, 38e). Nicolas Maillot peut faire tourner son effectif, il tient sa première victoire. Pour Fabrice Bonamy, l'addition paraît sévère. Mais il est convaincu que son groupe a une belle marge de progression.

Olivier Allègre
sports.blois@nrco.fr