Ce n'est donc pas innocent si le triptyque managérial du club berrichon, composé d'Éric Auger, Patrick Oblique et Bertrand Masson, a axé ses recherches sur de grands gaillards. « Nous allons nous cantonner sur les postes 4 et 5 », indique le président Auger.
Michal Kondraciuk (Chartres, N3) avait ouvert la valse des essais castelroussins il y a une semaine. Le Polonais a été suivi mercredi dernier par Baptiste Le Tarnec (2,05 m, 103 kg). Ce gabarit intéressant a pour avantage de n'avoir que 19 ans. Il entre donc parfaitement dans la règle qui veut qu'il y ait deux joueurs de moins de 21 ans sur la feuille de match s'il venait à signer en Berry.
“ Il faut que je joue ”
Mais le Francilien d'origine (il est né à Massy-Palaiseau, Essonne) a bien d'autres atouts dans ses baskets. Baptiste a en effet été sacré champion de France espoir Pro A avec Le Havre cette saison. Alors pourquoi un CV aussi bien rempli que le sien irait-il fouler les parquets du cinquième niveau national ? « Il faut que je joue. Si je vais en N1 ou en N2 pour jouer deux minutes par match, ça ne sert à rien. Je suis encore jeune et évoluer en N3 ne me gêne donc pas outre mesure. Un de mes anciens coachs a évolué à ce niveau et est passé professionnel par la suite. Ce serait un merveilleux tremplin », répond Le Tarnec.
Repéré lors du Trophée du Futur Espoir à Cholet réunissant les huit meilleures équipes de Pro A Espoir, la démarche faite par Bertrand Masson et le CBC d'aller le voir afin de lui présenter les lignes directrices du projet berrichon lui a semble-t-il fait plaisir.
« Pour le moment, il est en phase d'essai. Il a des contacts avec des clubs plus huppés. Maintenant, il a répondu favorablement à nos attentes contractuelles, et on va attendre sa réponse », raconte Patrick Oblique.
Pas de doute, ce garçon est avant tout un potentiel et « dans une logique de progression, il aurait intérêt à venir chez nous » vante-t-il. On l'a compris, Yannick Déméautis et Julien Obouh Fégué auront des concurrents à l'intérieur. Une concurrence salutaire qui ne leur fera pas perdre leur indéfectible bonne humeur.
Correspondant NR, Brice Degay